Les patients sont devenus nombreux à se tourner vers les médecines complémentaires pour soulager quelques problèmes de santé. L’hypnose directe est parmi les thérapies qui s’attaquent aux causes premières des troubles tels que l’addiction, le stress, la dépression… Elle ne cesse de dévoiler des bienfaits et des vertus. Découvrez, dans cet article, les principes de cette approche, ses effets thérapeutiques et les formations qui permettent d’accéder au métier d’hypnothérapeute.

L’hypnose directe : un retour sur son histoire

Ce terme désigne une technique thérapeutique très utilisée de nos jours dans les thérapies complémentaires. L’hypnose fait aussi référence à un état de conscience modifié ou à une démarche visant accéder à un état non habituel. Quand on dit « hypnose directe », on parle de l’approche la plus classique et traditionnelle de l’hypnose. Utilisée depuis près de 200 ans, elle est appliquée dans les recherches scientifiques. Sigmund Freud est parmi les nombreux thérapeutes qui se sont servi de l’hypnose pour approfondir leurs connaissances sur l’inconscient.

Avec les techniques appliquées actuellement, l’hypnose directe est apparue en 1760 grâce à Franz-Anton Mesmer. Revêtant un côté impressionnant, cette discipline est très utilisée dans les spectacles. Elle permet d’atteindre l’état hypnotique lorsque l’attention de la personne est concentrée sur une pensée précise.

Le principe de l’hypnose

Selon la plupart des théories en psychologie, l‘inconscient est la source des problèmes personnels et relationnels des individus. De ce fait, il enregistre un grand nombre de données qui ont un impact direct sur nos choix et une grande partie de nos décisions. En assimilant ces diktats familiaux ou culturels, l’inconscient produit des comportements qui orientent nos vies sans s’en apercevoir.

Grâce à l’hypnose, le praticien agit sur ces données pour permettre à l’inconscient de se défaire des idées nuisibles et les remplacer par des pensées en cohérence avec ses valeurs. Pour réussir l’hypnose directe, le sujet doit être assez motivé. À défaut d’une réelle conviction des bienfaits de cette méthode, les suggestions mentales réalisées au cours d’une séance d’hypnose n’auront aucun effet.

Les bienfaits de l’hypnose directe

Cette approche offre à la personne qui la pratique un condensé de vertus. Basée sur une méthode autoritaire, l’hypnose est très utile pour remplacer une information qui ne convient pas dans l’inconscient. Ainsi, elle est efficace pour :

  • Faciliter la grossesse et l’accouchement : L’hypnose pratiquée par la femme enceinte l’aide à réduire l’anxiété liée à l’accouchement et à mieux vivre la préparation de ce dernier.
  • Soulager le stress : En modifiant les perceptions des causes sous-jacentes au stress, le praticien agit sur l’inconscient du patient pour réduire son stress et soulager son anxiété. Le sujet apprendra donc à prendre du recul, à mieux vivre les situations stressantes et à se libérer des tensions superflues.
  • Arrêter de fumer : Selon beaucoup d’études, le taux d’abandon du tabagisme oscille entre 30 % et 60 % après 6 mois d’une séance d’hypnose. Les protocoles appliqués sur les fumeurs contribuent au traitement de la dépendance aux cigarettes. En effet, l’hypnose peut remplacer les substituts nicotiniques.
  • Perdre du poids : Grâce aux suggestions hypnotiques proposées aux personnes obèses lors des séances d’hypnose, il est possible de favoriser la perte du poids. Une telle pratique aide les sujets à améliorer leurs habitudes alimentaires et leur image corporelle.

Le déroulement d’une séance d’hypnose directe

Comme dans la plupart des thérapies, la première séance d’hypnose directe est réservée à un entretien entre la personne et le thérapeute. Durant cette rencontre, le sujet explique au praticien ses problèmes, ses peurs, ses attentes ainsi que ses objectifs. À la lumière de cette discussion, l’hypnotiseur met en place les techniques et le protocole nécessaires pour aider son patient.

Pour mettre ce dernier en hypnose, le praticien utilise la technique de l’induction. Pour s’assurer que le client est bien hypnotisé, le thérapeute procède à plusieurs tests. À titre d’exemple, on peut évoquer la catalepsie du bras qui consiste à soulever le bras de la personne. Cette dernière est bien en transe hypnotique, si son bras reste en l’air.

Grâce à une voix monotone et rythmée et un vocabulaire autoritaire, le praticien arrive à obtenir l’adhésion du patient en lui proposant des instructions directives. Cette approche est contraire à l’hypnose Ericksonienne. Cette dernière permet d’agir sur l’inconscient avec des suggestions indirectes et des métaphores.

Pour fixer l’attention de son client, l’hypnotiseur se sert de quelques accessoires tels que le pendule ou le métronome. Pour traiter des problèmes bien circonscrits, une dizaine de séances serait suffisante. Chez les enfants, l’hypnose peut apporter des améliorations, parfois dès la première rencontre.

La formation hypnotiseur : quel cursus choisir ?

L’hypnose fait partie des thérapies complémentaires ou non conventionnelles qui ne sont pas réglementées en France. De ce fait, il n’y a pas un diplôme officiel remis aux hypnotiseurs. Pour avoir plus de crédibilité envers ses clients potentiels, l’aspirant hypnothérapeute peut suivre une formation de base qui l’initie aux méthodes fondamentales et aux principes de cette approche. Il est également recommandé de suivre une formation complémentaire de quelques mois pour se spécialiser dans l’une des méthodes de l’hypnose.

Les cursus d’apprentissage de cette thérapie sont accessibles à tout le monde. Cependant, elle est plus adaptée aux professionnels de la santé. Ce public comprend les infirmiers, les psychologues, les psychiatres, les kinésithérapeutes… Pour suivre des études d’hypnothérapie, vous pouvez opter pour l’Institut français d’hypnose, l’Université de Bordeaux, l’Institut Noesis ou d’autres centres de formation.

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